L’Europe traverse de grandes transitions économiques, numériques et écologiques. Dans ce contexte, les savoirs et les savoir-faire de ses habitants sont un enjeu central pour sa cohésion et sa souveraineté. Avec l’Union des compétences, la Commission européenne oriente son action pour prévenir un manque de profils qualifiés et renforcer la compétitivité en Europe, notamment via l’apprentissage tout au long de la vie.
Dans ce paysage, Erasmus+ s’impose comme un tremplin concret pour celles et ceux qui souhaitent évoluer, se former et élargir leurs perspectives. Le programme ne finance pas seulement des séjours à l’étranger. Il aide aussi à construire des parcours plus solides, plus ouverts et mieux reliés à la réalité du travail. En France, 200 000 mobilités ont été financées en 2025 et plus de 2 millions de personnes ont déjà bénéficié du programme depuis 1987.
Le 18 mai, lors de sa conférence de presse annuelle, l’Agence Erasmus+ France / Education Formation a annoncé de nouvelles données sur les apports d’Erasmus+ pour les compétences et l’emploi en Europe.
Aujourd’hui, un diplôme ne suffit plus toujours à faire la différence. Les employeurs cherchent aussi des personnes capables de s’adapter. Ils apprécient celles et ceux qui savent coopérer dans des équipes variées et se sentir à l’aise dans des situations nouvelles.
Une expérience Erasmus+ y contribue directement. Partir à l’étranger, c’est apprendre à se débrouiller dans un autre environnement. C’est communiquer dans une autre langue et découvrir d’autres façons de travailler. Mais aussi l’occasion de se frotter à des méthodes professionnelles différentes, en laboratoire, en atelier, à l’hôpital ou en entreprise.
Les données disponibles confirment l’impact du programme :
Ces compétences professionnelles, transversales et interculturelles sont déterminantes pour s’insérer sur le marché du travail et sécuriser son parcours professionnel. Pour l’accès au premier emploi, l’écart est net, et la plus-value mesurable en termes de salaire. Les chiffres confirment qu’un séjour encadré à l’étranger impacte durablement un CV, y compris en termes de confiance en soi et de capacité à se projeter.
Le programme a beaucoup évolué ces dernières années pour mieux coller aux réalités de la formation professionnelle et de l’apprentissage.
Entre 2021 et 2025, le nombre de départs en stage depuis la France a presque triplé, passant de 20 589 à 59 918 mobilités. Aujourd’hui, jusqu’à 60% des séjours intègrent une période en entreprise, dans des secteurs très variés (santé, bâtiment, agriculture, tourisme, numérique, énergies renouvelables, etc.)
Dans la voie professionnelle, 30% des projets de partenariat portent sur la transition écologique. Ils concernent par exemple l’écoconstruction, la gestion des ressources ou de nouvelles formes d’énergie.
Derrière les chiffres, ce sont les parcours concrets qui montrent l’impact du programme. Chaque mobilité est une expérience unique, souvent déterminante dans un projet professionnel.
Les Ambassadeurs Erasmus+ incarne ces témoignages authentiques. Dès la fin mai et jusqu’aux Erasmus Days, retrouvez les portraits de bénéficiaires Erasmus+ sur les réseaux sociaux de l’Agence avec la campagne « Apprendre et s’épanouir : des talents pour demain » :
Avec l’Union of Skills, l’Europe veut mieux articuler éducation, formation et emploi. Il s’agit à la fois de répondre aux besoins de main-d’œuvre, d’accompagner les transitions écologique et numérique et de faciliter la reconnaissance des acquis entre pays.
Erasmus+ occupe une place clé dans cette stratégie. Le programme soutient des coopérations entre établissements et entreprises, encourage l’innovation pédagogique et favorise des parcours plus cohérents, du CAP au doctorat. En rendant possible des séjours d’étude, des stages ou des périodes de formation à l’étranger, il contribue à sécuriser les trajectoires et à rendre les profils plus agiles.
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