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Journées Erasmus+ Enseignement supérieur : Les opportunités et priorités du programme Erasmus+

Publié le 12 juillet 2022

Transition écologique, inclusion et diversité, transformation numérique, éducation et engagement citoyen. Tenues les 5 et 6 juillet à Bordeaux, les Journées Erasmus+ de l’Enseignement supérieur (JEES) 2022, se sont articulées autour des quatre priorités stratégiques du programme 2021-2027. Destinées aux établissements de l’enseignement supérieur français dans toute leur diversité (universités, écoles, filières BTS, CFA du supérieur…). L’objectif est d’informer sur les opportunités offertes par Erasmus+ et à échanger autour des enjeux de l’enseignement supérieur en Europe.

En 2022, le présentiel fait son retour. 200 participants ont assisté à l’événement Erasmus+ sur place et plus de 1 000 personnes l’ont suivi à distance. Au programme : une conférence et des ateliers de réflexion et de partage de bonnes pratiques.

En cette année de célébration des 35 ans du programme, et à l’issue de six mois de Présidence française de l’Union européenne (PFUE), les JEES s’inscrivent dans une actualité européenne dense et dans un contexte géopolitique en tension. En préambule de la conférence, la directrice de l’Agence Erasmus+ Ukraine , Svitlana Shytikova, est intervenue pour remercier des nombreux soutiens reçus et pour appeler au développement de partenariats européens avec les établissements ukrainiens.

2022, une année structurelle

La première journée a démarré par une table-ronde pour faire le point sur plusieurs textes fondateurs adoptés cette année. Le 5 avril, le Conseil de l’UE « Éducation, Jeunesse, Culture et Sport » a approuvé les conclusions d’une stratégie pour renforcer la coopération européenne dans le secteur de l’enseignement supérieur. Vanessa Debiais Sainton, cheffe de l’unité Enseignement supérieur à la Commission européenne (DG EAC) en a détaillé les propositions phares : « soutenir 60 alliances d’Universités européennes d’ici 2024 », « développer un label européen pour les diplômes conjoints », « élaborer un statut juridique pour les alliances entre établissements »… Une stratégie « défendue par la France durant la PFUE » a rappellé Manuel Bouard, délégué adjoint aux Affaires européennes et internationales au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Laurent Toulouse, sous-directeur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a évoqué la Déclaration de Marseille adoptée le 8 mars, et l’a décrite comme étant le « cadre international pour la coopération en matière de recherche et d’innovation ». À cet égard, « Erasmus+ est un outil puissant pour la coopération au-delà des frontières de l’Europe » a estimé Claire Herrmann, de l’unité Dimension internationale à la Commission européenne (DG EAC). « Le programme est une boîte à outils pour moderniser le système d’enseignement supérieur » a résumé Sébastien Thierry, directeur par intérim de l’Agence Erasmus+ France / Education Formation. Parmi les défis à relever, il a évoqué notamment le « développement de la mobilité des futurs enseignants », qui a aussi fait l’objet d’une recommandation récente en lien avec les Académies Erasmus+ des enseignants.

> S’informer sur les Académies Erasmus+ des enseignants

Erasmus+, un outil pour enrichir la stratégie de son établissement…

La transition écologique a été le sujet suivant de cette table ronde. Elle a donné la parole à des porteurs de projet qui ont intégré cette priorité dans la stratégie internationale de leur établissement. Vincent Rousval, coordinateur Erasmus+ et enseignant au Lycée agricole d’Albi-Fonlabour a expliqué comment son établissement « a développé des incitations pour les jeunes à s’intéresser à l’impact de leur mobilité » comme la tenue d’un « carnet de mobilité » par exemple. Il en a souligné « la valeur ajoutée pédagogique ». Pour Élodie Popenda, (chargée des Affaires européennes à AgroParisTech) Erasmus+ est un outil permettant de répondre aux besoins croissants en compétences vertes. Elle a illustré son propos en présentant Bioceb, un master Erasmus Mundus dans le domaine de la bioéconomie coordonné par son établissement.

> Découvrir les masters conjoints Erasmus Mundus


« Faire de la mobilité un droit pour tous » est une piste qu’a développée M’Hamed Drissi, professeur à l’INSA Rennes, lors de la table-ronde suivante consacrée à l’inclusion et à la diversité. Cette idée a en effet été soutenue dans une tribune signée du Cercle Erasmus+, dont il est membre, qui a paru le 9 mai dernier dans le JDD. Sur cette thématique, le projet Social Inclusion and Engagement in Mobility (SIEM), porté par l’association European Student Network (ESN), a par ailleurs été présenté. Il propose une méthodologie pour les établissements souhaitant renforcer la mobilité des étudiants ayant moins d’opportunités. C’est Louise Chancelier, déléguée générale d’ESN France, qui en a donné les grandes lignes : « identifier les freins », « définir des leviers d’action », « diversifier les offres de mobilité, par exemple les mobilités courtes ou hybrides ».

> Lire les 35 propositions émises à l’issue d’une consultation citoyenne pour rendre la mobilité accessible à tous

… et développer des activités pédagogiques innovantes   

La mobilité hybride est restée au centre des échanges de la table-ronde suivante consacrée à la transformation numérique. « Les programmes intensifs hybrides (PIH) sont une nouveauté de la programmation 2021-2027. Il s’agit de formations communes organisées entre établissements, qui mêlent mobilités physiques et activités virtuelles » a expliqué Sara Sidaoui, chargée de projets européens et internationaux à l’Université Côte d’Azur. L’établissement, qui coordonne trois PIH, s’appuie sur Erasmus+ pour développer des activités pédagogiques innovantes, comme son projet de partenariat Movidis, centré sur la mobilité virtuelle des étudiants.

> S’informer sur les programmes intensifs hybrides

Les derniers échanges ont permis de mettre en avant divers moyens à la disposition des établissements pour soutenir la participation active des apprenants à la vie démocratique et sociale des institutions. Mais aussi, pour renforcer leur sentiment d’appartenance à l’UE…  La citoyenneté européenne, quatrième priorité stratégique du programme, peut fédérer des établissements européens, à l’image de CIVIS. Une Université européenne proposant des « espaces de collaboration académique » autour des grands enjeux sociétaux. Cette alliance facilite et irrigue par ailleurs les autres projets Erasmus+ de mobilité ou de coopération. Alice Brunot, responsable du développement international à l’Association Nationale des Écoles d’Art (ANAE), a exposé un autre exemple d’engagement citoyen soutenu par le programme Erasmus+ : « Grâce au programme, les établissements français vont pouvoir accueillir 600 étudiants ukrainiens à la rentrée, dont 60 qui seront accueillis par des écoles d’art ».

> En savoir plus sur les Universités européennes

Retrouvez les freins, leviers et bonnes pratiques identifiés par les participants lors des séances de travail : cliquez ici.

Retrouvez également les Journées Erasmus+ de l’Enseignement supérieur 2022 en vidéos sur la chaîne Youtube de l’agence Erasmus+ France / Education Formation : visionnez les vidéos

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