Lou, 21 ans, a passé six mois en Erasmus+ à l’Université de Palerme, en Sicile, dans le cadre de sa licence à l’IAE de Dijon. Il s’agissait de son premier séjour loin de chez elle. Elle a amélioré son anglais, est devenue plus autonome et a appris à s’adapter. Lou fait aujourd’hui partie du réseau des Ambassadeurs Erasmus+.
Le parcours de ma licence en finance internationale, à l’IAE de Dijon, prévoyait un semestre d’études avec Erasmus+ en deuxième année. J’ai donc candidaté, sans passer trop de temps à m’interroger sur la destination. L’idée de la Sicile me plaisait, mais j’étais ouverte à d’autres pays à proximité de la France, si je n’avais pas été acceptée à l’Université de Palerme.
Nous étions trois étudiants de la même formation à partir au même endroit. Mes deux camarades ont opté pour une colocation ensemble. Moi, j’ai préféré louer une chambre chez l’habitant, une dame d’une cinquantaine d’années qui avait elle-même fait un Erasmus dans sa jeunesse. Elle était adorable. On parlait français et un peu italien. Quelques mois après mon retour en France, nous nous sommes d’ailleurs revues pour faire un road-trip toutes les deux dans les Cinque Terre, sur la côte nord-ouest italienne !
J’ai suivi quatre ou cinq cours différents à la faculté d’Économie, dont des matières que je n’avais pas étudiées en France, comme Corporate Strategy ou Global Management. Certains cours étaient assez pointus, mais je les avais choisis et étais motivée. Ils se déroulaient tous en anglais et représentaient environ quatre heures par jour, auxquelles s’ajoutaient du travail à la maison.
À la fin de mon séjour, j’ai passé mes examens comme les étudiants italiens. Les partiels avaient lieu en amphithéâtre, la plupart du temps sous la forme d’un oral devant tout le monde. Le professeur appelle les étudiants tour à tour sur l’estrade. Un peu déstabilisant au début, puis on s’habitue !

Durant la semaine, avec mes camarades, après nos cours, nous partions en général à la découverte de la ville. Et nous profitions du week-end pour élargir nos horizons et faire le tour de la Sicile. Le temps filait vite et nous avions envie de savourer chaque instant.
Je me suis inscrite d’emblée à l’association ESN (Erasmus Student Network) Palermo, un excellent moyen de rencontrer d’autres étudiants internationaux et participer à des sorties, des visites. En rentrant à Dijon, j’ai eu envie de rendre ce que j’avais reçu et j’ai rejoint ESN Dijon pour accueillir, à mon tour, les étudiants étrangers.
C’était une expérience formidable ! Pour commencer, j’ai adoré Palerme, la ville est très dynamique, très agréable pour les étudiants. J’ai aussi appris à découvrir la ville : être avenant quand on s’adresse aux habitants, avoir confiance dans le fait d’aborder des inconnus.
Mes cours à l’université m’ont beaucoup intéressée. Mon niveau d’anglais a beaucoup progressé. Non seulement, j’ai acquis du vocabulaire spécialisé, de la terminologie financière par exemple, mais j’ai aussi développé mes compétences en anglais oral, celui qui est indispensable pour s’adresser aux gens au quotidien. J’ai pu parler un peu la langue du pays, notamment avec les Italiens qui suivaient les cours avec moi. Je me suis aussi fait un groupe d’amis internationaux, que je revois encore.
Je n’avais jamais quitté Dijon et c’était ma première expérience hors du cocon familial. J’ai beaucoup gagné en autonomie. Erasmus aide à se découvrir, se challenger, découvrir de nouvelles facettes de soi. On apprend à se sociabiliser, à s’intégrer dans un groupe, à être à l’aise même lorsqu’on ne maîtrise pas la langue. Autant d’atouts pour plus tard, il me semble.

Je n’avais pas spécialement de peur car j’avais hâte de découvrir de nouvelles choses et de vivre de nouvelles expériences. J’avais plutôt des appréhensions vis-à-vis de la sociabilisation dans un pays étranger. Quitter ma famille et mes amis n’a pas été difficile, je savais que j’allais les retrouver en rentrant. Dire au revoir à mes amis de Palerme, en revanche, c’était beaucoup plus dur. Je pense que faire un Erasmus, c’est franchir un cap, ce n’est pas toujours évident, mais une fois qu’on est motivé et lancé, on ne veut plus rentrer à la maison !
Une sortie avec ESN Palermo dans les îles éoliennes durant un week-end de trois jours, avec de nombreux étudiants italiens, espagnols, allemands, français… Nous avons voyagé en train, puis en bateau pour une croisière autour des îles. Du bateau, nous avons assisté à une éruption du Stromboli, avec un incroyable spectacle de lave au coucher de soleil.
Enseignement supérieurMobilitésCitoyenneté / Culture / PatrimoineLangues