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Pour Thierry Marx, la mobilité à l’étranger est une pratique qui doit « infuser comme un sachet de thé »

Publié le 15 février 2021

Qu’est-ce qui peut bien lier l’ancien député européen Jean Arthuis et le chef doublement étoilé Thierry Marx ? Réponse : l’apprentissage. Les deux hommes soutiennent en effet cette voie de la formation et misent notamment sur la mobilité internationale pour en améliorer l’image. Un engagement qu’ils ont développé lors du webinaire « CFA, écoles, pourquoi mettre en place la mobilité européenne pour les apprenants de la voie professionnelle ? ».

Diffusé en direct sur Youtube le 12 février dernier, le webinaire a été organisé par Euro App Mobility, une association qui vise à lever les freins de la mobilité longue des apprentis et des stagiaires de la formation professionnelle. Il a rassemblé autour de son président Jean Arthuis, le prestigieux chef Thierry Marx et trois actrices de terrain de la mobilité des apprenants de la formation professionnelle : Anne Bonnefoy, directrice du CFA Cnam ; Fabienne Dersoir, chargée de mission à la MFR Grand-Est ; et Corinne Hahn, directrice scientifique de l’apprentissage à l’ESCP Business School. Pendant près d’une heure, les intervenants ont échangé sur la plus-value de la mobilité internationale pour les apprenants de la formation professionnelle : apprentis et alternants, pré ou post Bac.

La mobilité, une expérience enrichissante

Pour Fabienne Dersoir, les jeunes rapportent de leur séjour une nouvelle manière de travailler, de nouvelles techniques : « ils s’enrichissent de l’observation d’autres pratiques » note-t-elle. Des compétences nouvelles qui ne sont pas uniquement d’ordre professionnel complète Thierry Marx : « ils prennent en maturité » et « en confiance en eux ». Ces compétences, dites transversales, sont sans doute, pour Jean Arthuis, tout aussi importantes : « Lorsque nos compatriotes ont confiance en eux-mêmes, alors le monde peut changer en ce qu’il y a de meilleur ».
En attendant de pouvoir changer le monde, les jeunes doivent tout au moins s’y adapter et pour Anne Bonnefoy la mobilité est un outil pour s’adapter à son contexte de mondialisation, pour devenir « des citoyens du monde ». Une idée soutenue par Thierry Marx pour qui la mobilité offre aux jeunes « une clef sur le monde ». Elle est donc un levier, à la fois pour la construction des jeunes et pour le développement économique de la France comme le souligne Jean Arthuis : « il faut lever les obstacles à la mobilité pour armer chaque jeune en lui permettant de cultiver ses talents et de participer à la compétitivité de notre pays ». Des obstacles qui restent encore nombreux selon l’ancien eurodéputé.

Les jeunes, premier obstacle à la mobilité

Le premier obstacle à la mobilité sont les jeunes eux-mêmes. « Est-ce qu’on n’ose pas parce que c’est difficile ou bien est-ce difficile par ce qu’on n’ose pas ? » s’interroge Jean Arthuis. Une barrière psychologique qu’il faut faire tomber le plus tôt possible juge Thierry Marx : « avant même l’entrée en apprentissage, dès la 4ème ou la 3ème ». Selon lui, il faut initier les jeunes « à aller prendre des compétences ailleurs dans le monde » ; c’est une pratique qui doit « infuser, comme un sachet de thé ». Une image qui n’est pas sans lui rappeler son propre parcours : « j’ai eu la chance de bénéficier de cette école merveilleuse que sont les Compagnons du Devoir. C’est elle qui m’a sorti de ma cité et m’a ouvert à la mobilité avec son Tour de France ». Le grand chef doit donc son ouverture à l’international à son établissement de formation, les Compagnons du Devoir, qui ont la mobilité inscrite dans leur ADN. Mais qu’en est-il des autres organismes de formation ? Comment développer la culture de la mobilité dans les CFA ou les lycées professionnels ?

Développer un contexte favorable à la mobilité dans les établissements

L’un des autres freins à la mobilité : les compétences linguistiques. « En France, il faut dédramatiser l’anglais » implore Thierry Marx. Parmi les pistes identifiées pour y parvenir : mettre en place des dispositifs pédagogiques innovants dans les établissements, comme des ateliers théâtre en langue étrangère, ou bien accueillir des élèves et des apprentis étrangers. Converser en anglais avec d’autres jeunes venus d’ailleurs donne en effet confiance en ses propres compétences linguistiques : une excellente préparation à la mobilité. La mobilité entrante permet « de mettre un pied dans l’international », ajoute le chef étoilé. Les freins à la mobilité des apprenants sont donc nombreux et il reste fort à faire pour les lever constate Jean Arthuis : « la marche de progression est énorme ». Pourtant, on aurait tant à y gagner car elle est un levier fort pour améliorer l’image de l’apprentissage.

Valoriser l’apprentissage

Caroline Hahn déplore que l’apprentissage reste encore peu connu et déployé en Europe. Elle constate toutefois un véritable attrait pour ce système de formation : « depuis quelques années, nous accueillons à l’ESCP des étudiants européens qui n’ont pas la possibilité de se former par voie d’apprentissage dans leur pays et qui s’inscrivent dans nos cursus en alternance ». L’apprentissage est donc devenu une voie que l’on choisit. Jean Arthuis estime que la mobilité internationale est l’un des facteurs qui expliquent ce changement d’image : « Inscrire l’international dans l’apprentissage permet de changer les regards des jeunes et de leurs familles ». Pourquoi ? Parce que « l’expérience internationale rassemble tous les jeunes », explique Thierry Marx. Les compétences que l’on acquiert en mobilité sont effectivement les mêmes, que l’on se forme par voie d’alternance ou bien que l’on suive un cursus de la voie générale : compétences linguistiques, compétences culturelles, compétences transversales. « Si c’est notre conviction que la mobilité est une voie d’avenir, il est de notre responsabilité à tous de soutenir son développement », conclut Jean Arthuis.

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