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Témoignage

« J’ai suivi des cours sur le changement climatique, les risques naturels et l’aménagement du territoire, et les énergies renouvelables »

De septembre 2024 à janvier 2025, Mohammed est parti étudier à l’Université de Liège, en Belgique, dans le cadre de sa deuxième année de master de géographie, aménagement, environnement et développement – parcours « eau et territoires » – (Université d’Orléans). Il y a suivi des enseignements spécialisés en systèmes d’information géographique (SIG), télédétection, climatologie, cartographie en ligne (webmapping) et analyse spatiale. Il y a également développé des compétences pratiques sur des outils, comme Google Earth Engine, et découvert un nouveau cadre académique et culturel. Une expérience déterminante pour la suite de son parcours. Il nous raconte.

Quelles études suiviez-vous au moment de votre mobilité Erasmus+ ? Où êtes-vous parti et qu’est-ce qui a motivé votre choix de destination ?

J’étais étudiant en master 2 de géographie à Orléans, où je travaillais sur les eaux stagnantes (étangs, lacs, marais, etc.), après une école d’ingénieur en sciences de la mer en Algérie. J’ai réalisé mon premier semestre de master 2 à l’Université de Liège, dans le cadre d’un master en Global change. D’après mon encadrant à Orléans, cette université proposait le parcours le plus adéquat à mon profil. Je savais également que Liège était réputée pour l’accueil des étudiants internationaux.

Quels enseignements avez-vous suivis à l’Université de Liège et quelles connaissances y avez-vous acquises ?

A Liège, j’étais inscrit en géographie, mais j’ai également eu l’opportunité de choisir d’autres matières. Aussi, j’ai suivi des cours sur le changement climatique, les risques naturels et l’aménagement du territoire, et les énergies renouvelables. J’ai également pu bénéficier d’enseignements sur la gestion des bases de données et la cartographie avancée ou encore la programmation informatique.

Qu’avez-vous pensé du système d’enseignement belge ?

J’ai préféré le système d’évaluation de Liège. Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié le fait que les étudiants aient davantage le choix des cours. Même s’ils ont le même diplôme à la fin, ils n’ont pas exactement les mêmes compétences et peuvent tous construire le parcours qui leur ressemble. Surtout que les stages ou les postes demandent souvent des compétences annexes. Autre point très intéressant : les professeurs demandaient beaucoup de présentations orales. C’est très formateur et cela m’aide encore aujourd’hui.

Quelles compétences professionnelles avez-vous développées lors de votre séjour Erasmus+ ?

Mon expérience à Liège m’a permis d’obtenir un stage à AgroParisTech après mon master 2 – alors qu’auparavant il me manquait des compétences plus techniques, comme la maîtrise de langages de programmation.

Ensuite, j’ai candidaté pour une thèse au sein de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), à laquelle j’ai été accepté. J’ai pu montrer au jury combien mon expérience Erasmus, puis mon stage, m’avaient apporté.

D’un point de vue compétences personnelles, quelles sont, selon vous, les plus-values de votre mobilité ?

J’ai gagné en confiance en moi et en sens de l’initiative. Par exemple, je n’hésite plus à candidater à des postes. Cette expérience a prouvé ma motivation et ma capacité à apprendre.

Par ailleurs, je suis resté en contact avec tous les étudiants de ma promotion. Tout le monde a été très accueillant : les enseignants comme les élèves, et j’ai rencontré des étudiants de nombreuses nationalités.

Enfin, j’ai pu visiter l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas, où j’ai découvert des cultures et des architectures très différentes malgré la proximité.

Aujourd’hui, vous êtes doctorant salarié. Sur quoi portent vos travaux de recherche ?

Je travaille sur la modélisation des radioéléments : un modèle qui prévoit le devenir de ces éléments en cas d’accident nucléaire majeur (comme Fukushima) et permet de traquer les potentiels rejets dans les eaux. Il y a plusieurs installations sur la Manche, je suis basé à Cherbourg.

Les bénéfices de votre mobilité Erasmus+ vous sont-ils utiles dans votre vie professionnelle ?

Ce sont eux qui m’ont permis d’accéder à mon stage, puis à ma thèse. Le mois dernier, j’ai également animé un TD (travail dirigé) pour des étudiants de première année de l’Institut national des sciences et techniques de la mer (Intechmer), à Cherbourg. C’était ma première expérience d’enseignement et je me suis beaucoup inspiré des pratiques dont j’avais bénéficié pendant ma mobilité.

De janvier à mars 2026, j’ai également pu participer à un programme intensif hybride, une formationErasmus+ qui mixe cours en ligne et rencontre en présentiel. Intitulé « EU2SE – Entrepreneuriat durable », il était organisé par l’Université de Caen, en partenariat avec trois autres universités européennes. J’y ai rencontré des étudiants de multiples nationalités : finlandaise, espagnole, suisse, macédonienne, canadienne, etc. Avec des étudiantes sri-lankaise et allemande et un étudiant normand, nous avons obtenu le prix de l’idée la plus innovante pour notre travail !

Vous êtes Ambassadeur Erasmus+. Que signifie pour vous cet engagement ? Et quels conseils sur Erasmus+ donnez-vous aux autres jeunes ?

J’ai eu la chance en tant qu’ambassadeur de participer à plusieurs évènements.A chaque fois, je me sens fier et heureux d’avoir eu ces opportunités. En septembre 2025, par exemple, j’ai été invité à un événement par la représentation de la Commission européenne en France. J’y ai rencontré des étudiants de Sciences Po avec lesquels je suis désormais ami. J’ai été invité ensuite aux vœux de la cheffe de la représentation, aux côtés d’ambassadeurs européens en France ! Cela m’a permis de parler de mon parcours à Liège et de mon doctorat.

En octobre 2025, j’ai pu participer à l’évènement de lancement des Erasmus Days, à Paris. Et à Cherbourg, j’ai échangé avec des lycéens à l’occasion d’une rencontre à la Maison de l’emploi et de la formation. J’ai pu partager mon parcours et lever leurs craintes de partir. J’aime beaucoup les conseiller. Je leur recommande d’insister et de ne pas hésiter à recandidater : il faut oser !

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