Les premiers résultats de l’appel à propositions Erasmus+ 2026 confirment l’attractivité du programme en France. Les candidatures (hors accréditations) poursuivent leur progression à un rythme soutenu, avec une hausse de 39 % entre 2023 et 2026, illustrant l’intérêt croissant des établissements et organisations pour les opportunités offertes par Erasmus+.
Après une augmentation de 4 % entre 2024 et 2025, la demande connaît une nouvelle accélération en 2026, avec une progression de 10 % en un an. Cette dynamique est particulièrement marquée dans le secteur de l’éducation des adultes, où le nombre de candidatures progresse de plus de 45 %.
Cette croissance du nombre de candidatures s’accompagne d’un volume de mobilités sollicitées particulièrement important. Au total, 358 594 mobilités ont été demandées dans le cadre de l’appel à propositions 2026, ce qui représente 15 % des mobilités demandées au niveau européen. Le secteur scolaire en concentre la plus grande part avec 145 862 mobilités demandées, devant l’enseignement supérieur (123 575), l’enseignement et la formation professionnels (78 537) et l’éducation des adultes (10 620).
Face à cette forte demande, les financements disponibles ne permettent de répondre qu’à une partie des besoins exprimés. Le taux moyen de mobilités accordées s’établirait autour de 53 % tous secteurs confondus. Il est de 43 % pour l’enseignement scolaire, 60 % pour l’enseignement et la formation professionnels, 59 % pour l’enseignement supérieur (hors mobilités soutenues par les fonds de politique extérieure) et 70 % pour l’éducation des adultes.
Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les moyens alloués au programme afin de répondre aux attentes des bénéficiaires et de faire d’Erasmus+ un levier pleinement à la hauteur des ambitions économiques, sociales et géopolitiques de l’Union européenne. Une ligne défendue par les membres du Cercle Erasmus+ qui ont plaidé, dans une tribune publiée le 12 mai dernier, pour une augmentation substantielle du budget d’Erasmus+.