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Partir enseigner à l’étranger : comment faire ?

Publié le 7 décembre 2022

L’enseignement, une activité sédentaire ? Pas forcément ! En tant que professeur, formateur ou professionnel de l’éducation et de la formation. Il est possible pour vous aussi, partir vivre une expérience à l’étranger. L’occasion de voir du pays, d’améliorer votre niveau de langue. Mais également, d’aller à la rencontre d’autres cultures et méthodologies d’enseignement, de diversifier votre CV… Mais aussi d’être partie prenante de l’internationalisation de votre établissement d’origine. Vous vous demandez comment partir enseigner à l’étranger ? Différentes options s’offrent à vous. Le programme Erasmus+, par exemple, peut soutenir des mobilités à l’international d’une durée pouvant aller jusqu’à un an. Focus sur les différentes modalités de départ et les démarches à effectuer.

Sommaire :

  1. Quelles sont les conditions pour enseigner dans un établissement scolaire français à l’étranger ?
  2. Comment enseigner dans un autre pays grâce au programme Erasmus+ ?
  3. Comment encourager l’ouverture internationale de son établissement scolaire ?
  4. Quelles sont les autres solutions pour enseigner à l’international ?
  5. En bref

Quelles sont les conditions pour enseigner dans un établissement scolaire français à l’étranger ?

Vous êtes enseignant du premier ou second degré ? Il est possible de postuler pour partir travailler dans un établissement du réseau de l’enseignement français à l’étranger (ResEFE). Ce réseau rassemble 543 écoles et établissements homologués par le ministère chargé de l’Éducation nationale dans 138 pays. Ce qui équivaut à plus de 375 000 élèves concernés. Il relève essentiellement de deux structures :

Les postes d’enseignant à l’étranger à pourvoir et les procédures de candidatures sont disponibles sur ces sites internet. Les différentes campagnes de recrutement se déroule de septembre à mars pour entrée en fonction à la rentrée suivante.

La majorité des enseignants français à l’étranger partent sous contrat « résident ». Ils sont ouvert aux titulaires de la fonction publique justifiant de deux ans de service en France. Ce contrat, d’une durée de 3 ans est renouvelable une fois. Il permet de conserver la rémunération perçue en France, assortie d’une indemnité pour service à l’étranger. Si vous êtes retenue il faudra faire une demande de détachement.

Vous pouvez être recruté en contrat de droit local. Par des établissements qui ne sont ni gérés, ni conventionnés par l’AEFE. Cette formule, qui peut s’avérer moins avantageuse que le statut de résident. Elle permet néanmoins à des personnes ne réunissant pas les conditions pour être résident d’aller enseigner à l’étranger.

Comment enseigner dans un autre pays grâce au programme Erasmus+ ?

Enseignement scolaire, enseignement supérieur, enseignement et formation professionnels, éducation des adultes… Tous les professionnels de l’éducation et de la formation peuvent partir enseigner à l’étranger avec le programme Erasmus+. Afin d’observer des pratiques et se former sur une durée de 2 jours à un an.

Maîtres de conférences en informatique à l’Université d’Artois (Hauts-de-France), Gilles Audemard et Frédéric Boussemart. Ils se rendent régulièrement dans des établissements partenaires. Notamment en Irlande, Pologne et au Portugal. « Nous apprenons aux étudiants à créer une application. Cela nécessite de leur enseigner un framework de programmation« , explique Gilles Audemard. Des cours préparatoires de 2 jours en vue de l’accueil d’une douzaine d’étudiants de trois nationalités à l’université d’Artois. L’objectif : travailler sur un projet avec des jeunes français préparant un DUT MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet). « Nous sommes par ailleurs partis plusieurs fois avec un groupe de nos étudiants en Irlande« , ajoute-t-il. À la clé, une complémentarité de compétences : « Nous maîtrisons bien la technologie que nous enseignons. De leur côté, nos collègues à l’étranger ont d’autres spécialités », indique Frédéric Boussemart.

Tout d’abord, renseignez-vous auprès du service ou référent en charge de la mobilité dans votre structure ou établissement. Afin de savoir si celui-ci reçoit des subventions européennes, et s’il offre cette possibilité. Manon Benaouda, coordinatrice des projets de mobilités à l’université d’Artois, explique la démarche : « Nos enseignants peuvent demander à partir. Cela se fait généralement dans le cadre d’accords bilatéraux existants. En effet, les équipes se connaissent, ce qui rend les choses plus fluides. La mobilité ayant lieu sur le temps de service, il faut que la faculté accepte. Dans notre université, une commission se réunit deux fois par an pour statuer. »

Vous pouvez également être force de proposition. Votre établissement ou structure ne participe pas à Erasmus+ ? Informez-le qu’il existe désormais un moyen simple et direct pour demander une subvention : le projet de mobilité de courte durée. Destiné aux organisations (hors secteur de l’enseignement supérieur) qui débutent dans le programme. Il permet notamment de mettre en place des mobilités pour le personnel de l’enseignement scolaire en Europe.

À lire aussi : Erasmus et Erasmus+ : quelles différences ?

Partir à l’étranger avec le programme Erasmus+

Si vous souhaitez partir enseigner et vous former à l’étranger, trouvez toutes les informations nécessaires sur notre rubrique Partir à l’étranger avec Erasmus+

Comment encourager l’ouverture internationale de son établissement scolaire ?

Tout d’abord, vous ne serez pas le seul à profiter de votre expérience d’enseignement à l’étranger avec Erasmus+. En effet, la découverte d’autres méthodologies et systèmes éducatifs transformera votre manière d’enseigner, au bénéfice de vos apprenants. « Dans les pays anglo-saxons, les relations avec les étudiants sont différentes. Il y a moins de barrières que chez nous. De plus, le dialogue est plus ouvert« . Explique Frédéric Boussemart.

Outre Erasmus+, d’autres programmes peuvent être mobilisés par votre structure ou établissement. Pour financer votre projet de mobilité pour enseigner à l’étranger. Par exemple, dans le secteur scolaire, le programme Élysée Prim, mis en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale. En collaboration avec l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ). Il permet aux professeurs français du premier degré d’aller enseigner un an en Allemagne.

Citons aussi le programme Jules Verne. Mais aussi, le programme CODOFIL avec la Louisiane. Ou encore le programme franco-québécois d’échange poste pour poste ou encore les écoles européennes. Chacun a ses spécificités et modalités d’accès !

Vous êtes enseignant en lycée professionnel ou technologique, formateur d’apprentis ? Le programme ProTandem d’échanges franco-allemand est peut-être pour vous. N’hésitez pas à faire appel au service RH de proximité de l’Éducation nationale.

Quelles sont les autres solutions pour partir enseigner à l’international ?

En dehors des programmes de mobilité, il existe d’autres solutions pour aller enseigner dans un autre pays.

Par exemple, de nombreuses personnes enseignent le français à l’étranger, la demande étant forte dans certains pays. En tant que titulaire d’un diplôme de FLE, il vous est possible de postuler auprès des Alliances françaises. Mais aussi dans des instituts culturels, des centres de formation en langues ou établissements scolaires à l’étranger.

Vous êtes étudiant de moins de 35 ans et avez validé au minimum une première année de licence ? Pourquoi ne pas devenir assistant de langue française à l’étranger ? France Éducation International propose chaque année 1 400 postes dans des écoles ou universités situées dans plus de 25 pays.

Enfin, des missions d’enseignement à l’étranger peuvent être prises en charge (pour les plus jeunes). Mais aussi d’un Volontariat de solidarité internationale (VSI).
Vous rentrerez transformé quelle que soit la formule retenue !

À lire aussi : Comment construire un projet pédagogique Erasmus +?

En bref

Et si vous commenciez par une coopération virtuelle ?

Vous hésitez à sauter le pas de la mobilité ? Pourquoi ne pas commencer par envisager une coopération sous forme virtuelle avec un autre établissement ? L’Europe met à disposition des outils, par exemple la plateforme eTwinning dans le secteur de l’enseignement scolaire. Gratuite, celle-ci offre aux enseignants de 43 pays participants la possibilité d’entrer en contact pour mener des projets d’échanges à distance entre leurs classes respectives. Ce sera pour vous le moyen de donner une dimension internationale à vos enseignements, et de nouer des liens avec des collègues européens.

Renforcer la dimension européenne des parcours enseignants ?

Il s’agit de l’un des axes du programme de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE), en ce premier semestre 2022. Dans son discours prononcé le 20 janvier 2022 à l’occasion de la cérémonie des 35 ans d’Erasmus+, le président de la République, Emmanuel Macron a notamment évoqué la création prochaine de « modules Europe » dans la formation des futurs enseignants et à la volonté de soutenir les académies d’enseignants Erasmus+ afin de créer des communautés de pratiques.

À lire aussi : Les Erasmus Days : quand, pour qui, pourquoi ?

Construire son projet Erasmus+

Si vous souhaitez monter un projet de formation pour vos étudiants, élèves, personnels, apprenants adultes, rendez-vous sur la rubrique Monter un projet Erasmus+

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