Alors âgé de 19 ans, Damien a réalisé, en 2017, un mois de stage dans un garage automobile finlandais dans le cadre de son Bac professionnel « maintenance des véhicules automobiles ». Une expérience qui a eu un impact sur tout son parcours. Il raconte.
J’étais inscrit en Bac pro « mécanique automobile » au CFA Pôle des Métiers d’Epinal. Je suis parti à Järvenpää, en Finlande, pendant un mois. Je ne parlais ni finnois, ni anglais, mais j’avais envie de sortir de ma zone de confort en partant dans un pays vraiment différent, et de m’ouvrir aux autres. J’habitais encore chez mes parents et c’était ma première expérience en dehors de la France.
J’ai réalisé mon stage Erasmus+ dans un petit garage, alors qu’à Epinal, je travaillais en alternance dans un garage premium d’une grande marque automobile allemande. Il y avait donc une véritable différence de taille de structure et de façon de travailler. Cela m’a confronté à une réalité plus difficile, mais c’était une vraie expérience humaine. On m’a confié des activités de mécanique rapide : révisions, changement des freins et pneumatiques, et un peu de diagnostic. C’était plus simple que ce que je faisais en France, mais les véhicules sur lesquels j’intervenais étaient beaucoup plus kilométrés. Âgés de 10 à 15 ans, ils avaient subi le froid et le sel, et présentaient davantage de rouille. C’était donc plus compliqué à travailler.

J’étais nul en anglais, mais je n’ai jamais eu peur de grand-chose. Alors, bien que je n’avais pas suivi de préparation particulière, je me suis ouvert une fois sur place et mes progrès en langue ont été rapides. Il a aussi fallu s’adapter aux différences culturelles. Exemple, le premier jour : j’ai voulu faire la bise à la patronne. Il y a eu un froid de quelques secondes et j’ai compris que ça ne se faisait pas, que c’était différent par rapport à la France !
J’ai appris à réparer les vieilles voitures. C’était plus rustique, avec moins de moyens. Nous disposions d’une caisse à outils pour cinq mécaniciens, tandis qu’en France, nous en avions une par mécanicien. Les outils étant plus basiques et anciens, ça m’a appris à faire autant avec moins.
Oui, énormément ! Cette mobilité m’a apporté une ouverture d’esprit et une ouverture au monde. Je sortais de ma région, la Lorraine, et j’ai découvert un monde qui s’ouvrait à moi : de nouvelles cultures et personnes. Mon ouverture sur l’international ne s’est pas arrêtée à cette expérience : je suis aujourd’hui directeur des marchés francophones au sein d’une entreprise danoise. Je suis le seul Français de l’entreprise et collabore avec 72 collègues issus de 15 pays différents. Je voyage aussi beaucoup pour mon travail et grâce à mon expérience Erasmus+, je me sens à la hauteur.
Après mon Bac pro, j’ai passé un BTS « Après-vente automobile », une licence professionnelle « Organisation & management automobile », puis je suis entré dans une école de commerce, pour y suivre un Master 2 « Management & stratégie d’entreprise ». Quand j’ai candidaté en BTS, à Mulhouse, ma mobilité Erasmus+ a représenté un petit plus : peu de mes camarades avaient une telle expérience.
Je leur recommande d’échanger avec des Ambassadeurs Erasmus+ de leur âge et de se renseigner auprès de leur centre de formation. C’est important de s’ouvrir au monde, même si cela devient de plus en plus compliqué avec les écrans. Pourtant, le monde est magnifique ! Et les gens vont être de plus en plus amenés à se déplacer. Les profils présentant une mobilité sont plus intéressants sur le marché du travail.
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