MENU
Espace utilisateur
Logotype Agence ERASMUS+ France
Accéder à la version anglaise
Recevez la newsletter

Suivez l’agence sur les réseaux

fermer

Témoignage

 « J’ai suivi des cours variés en neurosciences, dispensés en anglais »

Aurélie Huynh, 24 ans, est actuellement ingénieure d’études à l’INSERM et Ambassadrice Erasmus+. Durant ses études, elle a passé un semestre à l’Université d’Heidelberg dans le cadre d’une mobilité Erasmus+. Elle nous raconte son expérience.

Quelles études suiviez-vous au moment de votre mobilité Erasmus+ ? Où êtes-vous partie et qu’est-ce qui a motivé votre choix de destination ?

J’étais en première année de master recherche en neurosciences à Sorbonne Université. Mon université proposait un échange entre trois étudiants allemands et trois étudiants français, dans le cadre d’un partenariat avec l’Université d’Heidelberg, située en Allemagne. Je me suis renseignée et j’ai constaté que cette université était très réputée en neurosciences, avec des enseignements reconnus comme étant de qualité. J’ai alors déposé ma candidature et j’ai été retenue.

Comment étaient rythmées vos journées ?

Je menais de front les cours à l’université le matin et mon stage au sein d’un laboratoire l’après-midi. J’y réalisais un travail de recherche qui consistait à comprendre l’effet de l’alcool sur la mémoire spatiale.

Quels enseignements avez-vous suivis à l’Université d’Heidelberg et quelles connaissances y avez-vous acquises ?

J’ai suivi des cours variés en neurosciences, dispensés en anglais. Parmi les enseignements suivis, il y en avait un autour de la littérature scientifique. Il y avait aussi des séminaires d’1h30 animés par les professeurs et des oraux qui consistaient en la présentation d’un sujet par un étudiant pendant 40 à 45 minutes. En termes de compétences, cette expérience m’a permis d’être plus à l’aise à l’oral et de savoir synthétiser les sujets.

Qu’avez-vous pensé du système d’enseignement allemand ?

J’ai trouvé qu’ils étaient moins avancés sur la théorie que dans le système français. En revanche, j’ai beaucoup apprécié l’accent mis sur la pratique, grâce aux stages, et sur l’oral. Ces deux composantes préparent davantage à la réalité du monde professionnel.

Vous avez réalisé votre stage au DKFZ German Cancer Research Center. Quelles activités de recherche y meniez-vous ?

On s’intéressait à une région précise du cerveau. Pour évaluer l’impact de l’alcool sur la mémoire spatiale, je réalisais des tests comportementaux sur des souris, avant et après injection d’alcool. Ensuite, j’analysais les résultats.

D’un point de vue compétences professionnelles et personnelles, quelles sont, selon vous, les plus-values de votre mobilité ?

Professionnellement, j’ai acquis des compétences orales et pratiques. J’ai également pu observer comment, en Allemagne, les équipes travaillent en laboratoire, ce qui peut être différent de ce qu’on fait en France. Par ailleurs, cette expérience m’a apporté une ouverture d’esprit. C’était la première fois que je partais seule à l’étranger, et cela s’est fait assez facilement !

Ambassadrice Allemagne

Vous avez terminé vos études et êtes ingénieure d’études à l’Inserm. Sur quoi portent vos travaux ? Les bénéfices de votre mobilité Erasmus+ vous sont-ils utiles dans votre vie professionnelle ?

Je travaille toujours sur la mémoire, mais plutôt sur la mémoire émotionnelle. Ma mobilité Erasmus+ m’a permis d’être à l’aise à l’oral, ce qui est important pour la présentation des résultats de recherche lors de séminaires. Par ailleurs, l’ouverture d’esprit que j’y ai développée facilite le rapport aux autres et favorise la coopération, qui est essentielle dans la recherche.

Vous êtes Ambassadrice Erasmus+. Que signifie pour vous cet engagement ? Et quels conseils donnez-vous aux autres jeunes sur Erasmus+ ?

A l’époque, lorsque je parlais de mon projet de mobilité en Allemagne alors que je ne parlais pas allemand, beaucoup de mes connaissances trouvaient cela courageux. Elles me confiaient qu’à ma place, elles auraient eu peur et n’auraient pas franchi le cap. Ce sont leurs craintes qui m’ont donné la motivation de m’engager en tant qu’Ambassadrice Erasmus+, pour aider les jeunes à dépasser leurs appréhensions.

Concernant la barrière de la langue, je m’appuie sur ma propre expérience pour rassurer les autres jeunes. En effet, j’utilisais majoritairement l’anglais dans la vie quotidienne, et j’ai rapidement appris quelques petites phrases simples en allemand pour me débrouiller : par exemple, pour savoir dire que je voulais payer par carte à la caisse d’un supermarché. De manière générale, je leur conseille vraiment de tenter l’expérience. Cela peut paraître intimidant, mais on apprend très vite. Et on ressort de cette expérience avec beaucoup d’avantages et une nouvelle vision de la vie.

Les filles et les Sciences

Dans l’objectif d’accroître le niveau de compétitivité de l’Union européenne, la Commission européenne a lancé, en mars 2025, l’Union des compétences. Ce grand plan européen investit dans le capital humain et doit permettre une adéquation entre les compétences des citoyens et les besoins du marché du travail. Il s’appuie en partie sur les programmes européens, dont Erasmus+, et vise entre autres à améliorer les compétences dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), notamment des femmes et des filles.

En 2015, l’ONU a créé la Journée internationale des femmes et filles de Sciences. Célébrée le 11 février, elle aspire à promouvoir les carrières dans les STIM auprès des filles et à attirer davantage de femmes dans ces filières.

Tous les témoignages

Navigation

Sommaire

    Partager