Le Royaume-Uni fera son retour dans le programme Erasmus+ à partir de l’appel à propositions 2027, à la suite d’un accord politique conclu entre Londres et l’Union européenne. La Suisse s’est aussi engagée dans des démarches pour participer au programme.
Le Royaume-Uni avait quitté le programme Erasmus+, auquel il participait depuis 1987, lorsqu’il est sorti de l’Union européenne début 2021. La décision de rejoindre à nouveau le programme à partir de l’appel à propositions 2027 (publié en novembre 2026) marque une étape importante dans le renforcement des coopérations européennes en matière d’éducation, de formation et de jeunesse.
Pour les étudiants, apprentis, personnels éducatifs et organismes de formation, cette réassociation ouvrira à nouveau des possibilités de mobilités et de projets avec des partenaires britanniques : séjours d’études, stages, formations professionnelles ou partenariats de coopération. Les modalités précises de participation (types d’actions, conditions financières, calendrier détaillé) seront définies dans les textes d’association qui devront être finalisés d’ici l’entrée en vigueur prévue pour l’appel à propositions 2027 (publication prévue pour novembre 2026). Le British Council sera l’agence nationale en charge du programme.
La perspective d’un retour à Erasmus+ ne concerne pas seulement le Royaume-Uni. En Suisse aussi, le Conseil fédéral vise une association à part entière dès 2027 et la majorité des hautes écoles suisses ont déjà déposé une candidature pour la charte ECHE. Le financement du programme dépend d’un vote du Parlement fédéral, dans le cadre du paquet d’accords conclu avec Bruxelles. Une votation parlementaire est attendue en septembre. L’agence suisse Movetia serait en charge de la mise en œuvre.
Pour la plupart des Européens, les mobilités Erasmus+ liées à la réintégration de ces pays devraient concerner les départs à partir de septembre 2027 et l’année académique 2027-2028.
D’autres échanges sont possibles en 2026, dans le cadre de mobilités Erasmus+ « hors Europe » ou d’échanges bilatéraux.
Un visa sera probablement nécessaire pour un séjour long au Royaume-Uni.
Depuis le Brexit, les citoyens européens ne bénéficient plus de la libre circulation au Royaume-Uni. Même avec Erasmus+, les règles migratoires britanniques continuent de s’appliquer.
Selon la durée du séjour, il pourra être demandé un student visa ou un visa spécifique d’études courtes. Il est possible que ces contraintes soient allégées dans le cadre du nouveau statut de pays associé, mais rien n’est officiellement confirmé. Il faudra donc anticiper : passeport valide, justificatifs financiers et assurance santé.
Pour bénéficier d’Erasmus+, il faut être inscrit dans une structure participant au programme (école, collège, lycée, université, CFA, associations, ONG, etc.). À partir de la rentrée de septembre, il est conseillé de contacter le service des relations internationales de son établissement pour savoir si des accords de partenariat existent avec un établissement britannique ou suisse. La prudence s’impose surtout pour la Suisse, dont le retour reste conditionné à un vote du Parlement helvétique en septembre 2026.
Les montants spécifiques pour ces deux destinations ne sont pas encore connus.
Pour d’autres informations sur les bourses Erasmus+, vous pouvez consulter notre page dédiée.
Toutes les informations sont accessibles sur le site du gouvernement français, mis à jour régulièrement pour tenir compte du contenu de l’accord : www.brexit.gouv.fr ainsi que sur sa FAQ faisant le point sur les exigences en matière de visa.