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« Débuter dans Erasmus+ » : une conférence pour aiguiller les futurs porteurs de projets

Publié le 30 novembre 2021

La conférence nationale « Débuter dans Erasmus+ s’est tenue le vendredi 26 novembre, à la Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP). Organisée par l’Agence Erasmus+ France / Éducation Formation et dédiée aux organismes et établissements désireux de candidater pour la première fois au programme, elle a réuni 300 participants en présentiel et sa version numérique a déjà comptabilisé plus de 1 400 vues.

À l’occasion de cet événement, l’Agence a annoncé la publication de l’appel à propositions Erasmus+ 2022 ainsi que la création, à titre expérimental, de cinq bureaux territoriaux Erasmus+ pour développer encore davantage l’accès au programme par des publics de tous horizons. Enfin, quatre projets portés par des acteurs français ont été récompensés dans le cadre de la première édition du Prix européen de l’enseignement innovant.

282 millions d’euros pour la mobilité et les partenariats en 2022

« Notre conférence s’inscrit parfaitement dans le calendrier du programme, avec le lancement de l’appel à propositions 2022 le 24 novembre. Ce sont 282 M€ qui seront décentralisés à l’Agence pour des actions de mobilité et de partenariat de coopération » a déclaré la directrice de l’Agence, Laure Coudret-Laut, en introduction de la matinée. Une somme qui se ventile comme suit : 245 M€ pour la mobilité des apprenants et personnels, 29 M€ pour les partenariats de coopération et 6 M€ pour les partenariats simplifiés qui permettent à des acteurs de l’éducation et de la formation débutant dans le programme Erasmus+ d’impulser facilement une dynamique de coopération internationale. A cela s’ajoutent 21 M€ issus des instruments financiers de la politique extérieure de l’Union européenne pour les mobilités entrantes des apprenants et des personnels de l’enseignement supérieur issus des pays tiers (MIC). La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 23 février 2022 pour les projets de mobilité, et au 23 mars 2022 pour les projets de partenariats.

« Le programme 2021-2027 constitue le principal outil pour construire l’espace européen de l’éducation. Il touchera 10 millions d’Européens supplémentaires de tous âges et de tous horizons », a ajouté Laure Coudret-Laut. Et de rappeler que l’appel à propositions remet l’accent sur les quatre priorités stratégiques du programme, qui sont aussi celles de l’Union européenne : l’inclusion et égalité des chances, la transition écologique, la transformation numérique, la citoyenneté européenne et les valeurs démocratiques.

Erasmus+ au plus près des territoires

2022 est également marquée, selon Laure Coudret-Laut, par une promotion plus pro-active du programme dans les territoires. Le réseau des développeurs Erasmus+, professionnels expérimentés pouvant prodiguer des conseils aux candidats ou accompagner le montage d’un projet, « se structure autour d’engagements mutuels et de missions précisées », a-t-elle dévoilé avant d’annoncer que désormais « des bureaux territoriaux assureront l’information sur les actions du programme et travailleront avec les développeurs locaux ».

Une expérimentation qui sera menée dans cinq régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pays de la Loire, Outre-Mer-Caraïbes (Guadeloupe, Guyane et Martinique). Pour la région Centre-Val de Loire, un chargé d’animation territoriale, agent de l’Agence et en cours de recrutement, travaillera avec les acteurs Erasmus+ de la région. Quatre représentants de bureaux territoriaux étaient présents lors de l’événement, ce qui a rendu possible une première prise de contact avec de futurs porteurs de projets.

Le programme Erasmus+ célèbre ses 35 ans en 2022

C’est officiel : le programme Erasmus+ fêtera ses 35 ans le 20 janvier 2022, à la Maison de la Radio, à Paris. Une célébration interministérielle sous le haut patronage du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, et qui s’inscrit dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE). « Des projets systémiques y seront présentés par ceux qui font Erasmus+. Nous donnerons la parole aux jeunes et aux adultes pour écouter ce qu’ils ont à nous dire, afin qu’ensemble nous fassions d’Erasmus+ 2021-2027 la plus emblématique réussite citoyenne de l’Europe », a déclaré Laure Coudret-Laut.

Quatre lauréats français pour le Prix européen de l’enseignement innovant

Laure Coudret-Laut et Sébastien Thierry, directeur adjoint de l’Agence Erasmus+ France / Éducation Formation, ont ensuite dévoilé les lauréats français du nouveau Prix européen de l’enseignement innovant. Créé par la Commission européenne, ce prix a été impulsé par la commissaire européenne Mariya Gabriel pour récompenser des pratiques pédagogiques novatrices mises en œuvre par des enseignants dans leurs établissements. Les agences nationales ont été chargées de sélectionner les candidats, et ce sont ainsi 104 projets, issus de 31 pays participant au programme, qui sont mis à l’honneur en 2021.

Quatre projets coordonnés par des acteurs français ont été élus dans quatre catégories (enseignement préscolaire maternel, enseignement élémentaire, enseignement secondaire et enseignement professionnel). En tout, ils réunissent 10 établissements français, ainsi que leurs partenaires européens. Les lauréats ont reçu un certificat de la commissaire européenne, ainsi qu’une plaque réalisée par l’Agence Erasmus+ destinée à être apposée sur la façade de leurs établissements. Les projets récompensés sont les suivants :

Dans la catégorie préscolaire et maternelle : l’École Octave Tordo de Tourette-Levens (Alpes-Maritimes) pour son projet Small Scientists accross Europe qui a misé sur les nouvelles technologies dans le cadre d’une initiation des jeunes élèves aux sciences.

Dans la catégorie enseignement scolaire : l’École élémentaire d’Aulnay de Saintonge (Charente-Maritime), qui, avec son projet Jouer pour grandir a fait appel au jeu comme outil de lutte contre le décrochage scolaire.

Dans la catégorie enseignement secondaire : Le Collège Boris Vian de Coudekerque-Branche (Nord) et le Lycée Jean Bart de Dunkerque pour leur projet EuroKorpus, un esprit sain dans un corps sain. Une initiative en faveur du développement de l’estime de soi et du bien-être corporel des élèves.

Dans la catégorie enseignement professionnel : le consortium « EuroLycéePro » de l’académie de Toulouse, qui a réuni cinq établissements autour du projet Agir pour l’équité et l’inclusion afin de lutter contre les inégalités sociales grâce à la mobilité.

Les participants à la conférence ont pu bénéficier du retour d’expérience des lauréats, mais aussi les rencontrer individuellement à l’occasion d’une pause dans la matinée dédiée au networking.

De nombreux conseils dispensés

Une séquence intitulée « À la découverte d’Erasmus+ » s’est ensuite ouverte sur un quizz auquel toute l’assistance a pu participer. Qui peut partir avec Erasmus+ ? Pour quoi faire ? Et dans quel but ? « Ce que sous-tend le programme, c’est l’éducation tout au long de la vie », a résumé Lionel Clémençon, responsable du pôle promotion enseignement scolaire, enseignement et formation professionnels, et éducation des adultes. Tous les apprenants, mais aussi les personnels des structures, peuvent en effet bénéficier du programme. « Énormément d’activités sont possibles : organiser des rencontres entre élèves en Europe, partir se former en tant qu’enseignant, faire un stage dans une entreprise européenne, étudier à l’étranger, coopérer entre structures éducatives, échanger des pratiques entre acteurs de l’insertion sociale… », a indiqué Aude Richard, chargée de promotion de l’enseignement supérieur.

Les intervenants ont ensuite détaillé les étapes nécessaires à la conduite d’un projet, de l’idée à la mise en œuvre, en passant par la rédaction et le dépôt de la candidature. Point essentiel à retenir : les projets doivent partir avant tout des besoins de la structure candidate, et viser des objectifs simples, clairs et réalistes.

Autre conseil important : « Dès le départ, au moment de la définition du projet, il est important de travailler en équipe au sein de sa structure, de faire appel à toutes les compétences et à toutes les bonnes volontés. A minima, trois personnes doivent être étroitement associées : le responsable de l’organisme, le gestionnaire qui sera amené à gérer comptablement la subvention, et enfin, un responsable pédagogique qui s’assure que les activités Erasmus+ s’incorporent dans le programme pédagogique de l’apprenant », a détaillé Lionel Clémençon.

Comment s’informer et être accompagné dans le montage de son projet ?

Pour s’informer sur les modalités de candidature ou s’inspirer de projets terminés, les structures peuvent se rendre sur le site Internet de l’Agence Erasmus+ / Éducation Formation pour y consulter notamment le guide du programme 2022, ou s’abonner à ses réseaux sociaux et à sa newsletter. Dans le cadre de l’opération Prêts pour Erasmus+ , l’Agence propose également une série de webinaires et des PowerPoint commentés. En outre, la plateforme Mon projet Erasmus+ apporte toutes les informations nécessaires pour déposer une demande de subvention Erasmus+.

« Pour se faire accompagner, il est possible de solliciter l’Agence à chaque étape du projet, ainsi que le réseau des développeurs Erasmus+ et les bureaux territoriaux. On peut aussi se tourner vers les Dareic (Délégations académiques aux relations européennes et internationales et à la coopération), le service des relations internationales de sa structure le cas échéant, ou aller à la rencontre d’acteurs du territoire, par exemple les comités de jumelage des communes ou les maisons de l’Europe », a conseillé Aude Richard.

La matinée s’est conclue par une dernière séquence interactive au cours de laquelle les participants, répartis en groupes, se sont vu présenter une méthode en trois étapes pour « transformer leur idée en projet Erasmus+ ». L’enjeu ? « Être sûr que l’on dépose son projet sur la bonne action, et sur le bon secteur éducatif. Si ce n’est pas le cas, et même si le dossier est de qualité, il ne pourra pas être financé », a indiqué Gabriel Moreau, chargé de promotion de l’enseignement et de la formation professionnels. « La première étape consiste à définir les acteurs de son projet, la seconde à déterminer les catégories d’activités mises en œuvre, et la dernière à définir le type de financement pour soutenir le projet », a-t-il détaillé.

À l’issue d’une matinée studieuse, les participants ont pu continuer à s’informer en rencontrant des personnels de l’Agence et en échangeant avec les porteurs de projets récompensés.

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